Tequila Moor

Tequila Moor
HIP ° POP
Paris, France
Un ironiste doit-il expliquer l'ironie ?

Influences : Dave, Beck, Gonzales, Dalida

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Dernière connexion : 09-07-2008

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Biographie

Matin d’artifices.

 

Il fait beau, en ce bistro de San Francisco. Un barman ivre, pour le moment client, parle au barman sobre, quémandant un autre verre. Un autre client entre, barman aussi, mais patron de l'ivrogne... Une explication s'ensuit, poétique : le saoûl expliquant à son chef avoir attendu l'aube pour inventer un cocktail aux vives couleurs de ce moment, magique. Et son patron lui dit « chiche ? » - et le soiffard passe derrière le bar, son pas traînant de loser magnifique, attrape mollement trois bouteilles au hasard : grenadine, jus d'orange, tequila...

 

La « Sunrise » était née, bien frappée - le buveur garda son job ! Ce que l’histoire ne dit pas, c’est que l’Amour était là, aussi, se pochtronnant en silence dans ce bistro, incognito. Les seventies battaient leur plein, les humains avaient décidé de se passer de Lui : « peace and love » étant le bon slogan pour coïter cool et souvent, par contre le sentiment, bon ça ennuyait les gens ! On lui disait : t’es qui l’Amour ? Du coup Il était au chômage, devenant alcoolique, limite aigri : bref, ça allait mal...

 

En Californie, résidait en ces années une fort belle musicienne, chanteuse, performeuse, une des premières à s’essayer aux synthétiseurs, aux ordinateurs – bref, une prêtresse underground de ce qui n’était pas encore nommé « musique électronique ». Fort belle veut dire fort désirée, surtout à cette époque – les hommes, les femmes, les extra-terrestres, elle en connaissait un rayon... Certes ! Ne manquant guère d’aventures, de jouissances. Mais cette vestale s’ennuyait. Pourquoi ? Elle cherchait l’Amour, bien sûr.

 

Ces 2 là étaient faits pour se rencontrer ; non ?

 

Well, il serait possible de continuer longtemps ainsi, inventer des rebondissements, d’autres personnages, vous raconter que je suis la progéniture de cette magnifique artiste et de ce dieu ultime (ce qui est un peu vrai, d’ailleurs, en toute modestie) mais j’ai bien peur de vous ennuyer. Surtout que tout ceci fut inventé par pure fainéantise, pour ne pas faire de bio pro, vous voyez le genre ? Et je déteste la tequila, en sus !

 

Alors, autant ici révéler que je serai tout seul dans cette galère : Tequila Moor ne sera pas un groupe, mais un one-man-band, si on excepte l’intelligence artificielle qui me servira de béquille informatique... Donc j’y ferai tout : le café pour s’éveiller, les textes, les cocktails pour s’enivrer, composer, m’amuser avec tous les instruments, donc avec aucun. Et surtout pas la voix !

 

Bon courage : bonne écoute.

Signbook 2 messages

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Très forts tes morceaux, j'aime beaucoup. Bravo pour le travail sur la musique et les textes. Certains passages m'ont fait penser à du Ange grande époque et d'autres Arthur H. Peace.
Maurice Tullman
Le 28-07-2008
Sisi Très Intérrésant !! Je Vous Souhaite De Continuez avec Mes Compliments !!!


BONNE CONTINUATION
Le 06-06-2008

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04-06-2008

Qui a écrit ?

"Nous ne pouvons guère considérer l'énorme mobilisation de forces que représente un orchestre moderne sans constater ses piteux résultats acoustiques. Y a-t-il quelque chose de plus ridicule au monde que vingt hommes qui s'acharnent à redoubler le miaulement plaintif d'un violon ? Ces franches déclarations feront bondir tous les maniaques de musique, ce qui réveillera un peu l'atmosphère somnolente des salles de concerts. Entrons-y ensemble, voulez-vous ? Entrons dans l'un de ces hôpitaux de sons anémiés. Tenez : la première mesure vous coule dans l'oreille l'ennui du déjà entendu et vous donne un avant-goût de l'ennui qui coulera de la mesure suivante. Nous sirotons ainsi, de mesure en mesure, deux ou trois qualités d'ennui en attendant toujours la sensation extraordinaire qui ne viendra jamais. Nous voyons en attendant s'opérer autour de nous un mélange écoeurant formé par la monotonie des sensations et par la pâmoison stupide et religieuse des auditeurs, ivres de savourer pour la millième fois, avec la patience d'un bouddhiste, une extase élégante et à la mode. Pouah ! Sortons vite, car je ne puis guère réprimer trop longtemps mon désir fou de créer enfin une véritable réalité musicale en distribuant à droite et à gauche de belles gifles sonores, enjambant et culbutant violons et pianos, contrebasses et orgues gémissantes ! Sortons !"


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