Je suis…
Sorgue ; la nuit, sombre rivière, poésie surannée, diseur de textes désuets, homme aux cordes vocales jetables, interchangeables : utilisant différentes prothèses, particulièrement les plus abîmées, oxydées – pour des morceaux corrosifs, corrodés.
J’aime les créer avec de vieux sons, échantillons écorchés, scarifiés : y rajoutant (ou pas) des gratouilles, pianouilles, tapouilles, archouilles – jusqu’à s’en brouter les cou….. Hors, j’aime surtout pousser les limites de ma machine, lui faire perdre la raison, qu’elle déréalise ces (dé)compositions.
Je rêve…
D’une chanson ultime, qui commencerait d’un crissement dans les graves, par les murmures d’une folle dans la rue qui, bien qu’inoffensive, insinue par sa logorrhée la peur au cœur de ses voisins ; encore qu’un bruit d’une intensité supérieure au blanc ferait aussi son petit effet. Non ?
Là, n’ayant que quelques morceaux, ou ébauches, et des chiffres : 5 sont terminés, à 80 %, en 2008. Huit autres en attente, finis sûrement en 2040, à chaque 12 coups de minuit, les 29 février… Voici mon futur, sans compter la scène bien sûr, quand le courage viendra d’affronter le public, cet amant des artistes, ce mécène et ce flic.
Je sais…
Il le faudra, travailler encore, pour cela, s’aventurer dans la fosse aux lions, mais pas solitaire, car il démord, le trac sévère, quand on joue en collaborations : j’en suis ouvert à toutes participations, honnêtes propositions, avec d’autres musiciens, danseurs, plasticiens, acteurs, etc... Me contacter, si intéressé(e)s !
Egalement chanteur dans d’autres projets, dont un groupe de metal plus orthodoxe, je m’acharnerai ici à détruire mes dernières velléités de style reconnu, et tant pis si je n’y arrive pas… Bienvenue ici, dans un charmant cauchemar ascétique.
Vous le sentez : bienvenue chez vous.
Habacus Hordes