POLIGOR EN APÉRO CONCERT LES 16 ET 17 MAI AU MANDALA
Jeudi 08 Mai 2008 à 10h32
En version duo Poligor, apéro concert au Mandala à Toulouse.
Igor Sévitch : chant, guitare
Patrice Paul: accordéon, piano, choeurs
Ce sera les 16 et 17 mai à partir de 18 h , pour s'y rendre, prendre les infos sur le site du Mandala
http://www.lemandala.com/ et/ou au 05 61 21 10 05
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Une écluse vers la mort
Mercredi 09 Avril 2008 à 11h10
OYÉ...
En tête de gondole de la play- liste voilà le tout frais "Une écluse vers la mort" sorti tout droit des eaux du canal du midi à Toulouse. La chanson est liée au 3ème polar/poème de proximité toulousaine qui part à l'imprimerie dans les jours prochains.
Le tout confectionné en artisan : textes, musiques guitares, chant etc...
Et offert en pâture au web pour s'y faire dévorer... Ah OUAIS.... EAT ME...
Le livre est dispo aux Editions Editonly (6 €), voir site http://editions-editonly.info - les abonnés le recevront bientôt...
Igor Sévitch
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Théatre du Grand Rond du 22 au 26 janvier 08, 19 h
Jeudi 24 Janvier 2008 à 09h25
Scènes de la galère ordinaire
Le 23/01/2008 à 11:51
Théâtre du Grand Rond (oui oui, je sais : encore…), dix-neuf heures. L’heure de l’apéro. A un bout de la salle, le comptoir où consommer comme chante à chacun. Au milieu, les tables disparates et leurs tirelires. A l’autre bout, chansons et textes à consommer sans modération. Avec, cette semaine, Igor sévitch & Band, lecture-concert tendance petit noir poétique sur fatras mélodique. Et accessoirement, interdite aux oreilles juvéniles qu’un texte sans ambages pourrait malmener.
Côté lecture, la voix de Patrick Fessart sur un texte d’Yves Meunier, "La route du container", ou comment deux intérimaires du bâtiment, Piotr et Sam, s’embarquent de galère en galère dans l’espoir bien déçu de créer un journal anar. La fin reste un mystère (une heure, ce n’est pas bien long, même pour une simple nouvelle), mais il y est question du Mirail, d’un cigare à moustaches collé au radiateur, d’une fermette près d’Albi et d’un cadavre sur plateau.
Côté musique, le même Yves Meunier, dit Igor Sévitch, aux guitares, Patrice Paul à l’accordéon et aux bidouilles sonores. Une ambiance à nulle autre pareille, où les grattes naviguent d’échos en distorsions tandis que le compère gratte pot de yahourt et grille de ventilo, bat les soufflets à coups de mailloche et frotte de la saint-jacques un fond de calebasse sous les micros pendant du piano à bretelles. La lumière est allumée ; on ne le dirait pas tant l’ambiance est obscure, plus gris brouillasse que noire, éclairée seulement de sourires à demi-bouche.
Plus des chansons, même origine et même ton : style folk franchouille, polar bien noir et un peu cul, poésie de la Garonne d’en bas, un crime rue de la Salade-Ponsan, "Toulouse la rose tu sens", racines, machines et "tête de fond de poche". Des cordes bien battues sur souffles haletants, une parole forte en gueule, ignorante du demi-mot mais pas de la nuance et qui donne volontiers des coups de latte au précis de grammaire. Encore que : il y a plus de justesse dans le jar des cités que dans les rigueurs académiques.
On est plus près de Gabriel Lecouvreur que de Lamartine, du Poulpe plus que du lac, fut-il de La Reynerie. L’atmosphère poisse et les coups – les sales coups, les mauvais coups, les coups de gueule et les coups au corps – tombent en grêle serrée.
C’est le Toulouse de la galère ordinaire, celle du "pauvre, fils de pauvre, perdu dans la grande machine mondiale", où l’on "récure le dedans du charnier permanent" tandis que passe le temps et que "tout rétrécit, devient petit". Mais il y a la beauté acharnée des jours, des culs et des amours furieuses, quand on "troque toujours demain contre un peu plus de toi." Les rires entre potes. Les aubaines. Les rencontres. Le sang qui bat pleine caisse, le goût âcre et envahissant de la vie obstinée à lutter contre la déveine, à coups de boule dans le mur jusqu’à ce qu’il tombe – au moins s’ébrèche, au moins s’écaille, au moins un peu.
C’est beau et brut. Dur, râpeux comme une beigne sur béton. Humain, et tendre, à pleines tripes. Et c’est sans hésiter qu’on pardonne quelques accrocs de lecture finalement bien dans le ton.
Ils passeront, de toute façon, plus vite que la mouise et la cerise.
Jacques-Olivier Badia ( http://lecloudanslaplanche.blogs.fr )
Jusqu'au 26 janvier à 19 h au théâtre du Grand rond, 23 rue des Potiers à Toulouse.
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