l'Ombre et le Néant

l'Ombre et le Néant
Metal sombre
Villeneuve d'Ascq, France
Metal Sombre

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Dernière connexion : 03-09-2008

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19-06-2008

Je meurs.

 

 

Je meurs.

 

Grâces artificielles des Ménestrels officiels

Emplissent vos esprits de joies superficielles

Mais les rires éphémères et vos chants bien trop clairs

Ne sauront vous soustraire à l'agonie de vos chairs

 

Ne voyez-vous donc pas que je meurs?

 

Et parmi vos convives, ivre de mauvais vin

Plus fier que cynique, silencieux et serein

Je souffre vos délices

Vous taisez votre sort

Lorsque nos vies s'échappent à chaque instant de nos corps

 

Sombre Mon âme

Déchirures Infâmes

Douleurs pitoyable

Mon destin nocturne

plongé dans le noir

Une couleur désespérée...

 

La vie n'est qu’emprunt, Un pacte sur la Mort,

Un autre fragment de rien, Qui scellera notre Sort

L’ombre est une vie, taciturne et sonore

Fidèle à nos envies nocturne Métaphore

Chercher la distance, rester dans le noir

Crier le troublant, dire un autre espoir

L'obscurité s’écoule dans mes veines

Et Mon univers à jamais se déchaîne


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04-06-2008

Sonate pour un Déluge

 

Sonate pour un Déluge

Perpétuelles victimes de leur propre ignorance

Masques anonymes défilant en silence

Rictus similaires de lassitude résignée

Rouages interchangeables d'une vieille machine déréglée

Se noyer dans la masse, refuser d'exister

Retrouver le Néant dont nous fûmes tous extraits

Patienter jusqu'au bout dans la médiocrité

Absorber les calmants d'une Culture encadrée

Et les excréments fétides des Archanges asservis

A toutes ces machines mourantes de phobies et d'ennui

Désireuses de produire et de reproduire encore

Les mêmes process hérités, garantissant leur Mort

Sont le mortier informe des structures artificielles

De Babylone la Coprophage s'élevant vers le Ciel

L'accomplissement du désir terminal de la Masse

Se perpétue dans la misère, l'ignorance et la crasse

Mais tu ne m'éblouis pas malgré ta cosmétique

Tu ne m'impressionnes pas par tes vaines réussites

Tu es le squame blanchâtre, purulence rhétorique

Psoriasis dévorant une planète anémique

Humanité ! Je te hais toute entière...

Et tu disparaîtras sous ta propre poussière

Des siècles de charnier, des milliards de cadavres

Tous ceux qu'Ordre et Progrès laissèrent de marbre

Alimentent les torchères, les flambeaux de ta «Liberté»

Arbeit macht frei est ta seule Vérité

Grattes-ciels cossus, usines ou camps de travail

Les cathédrales modernes ont soif de vos âmes

SOIF DE VOS ÂMES (répété)

Textes L.


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Signbook 3 messages

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Sympa votre dark/black atmo
bien roots
Le 12-07-2008
Chalu L'ombre et le néant ! ! ! !
Merci pour l'ajout.
Bienvenue sur nôtre page.
Trés bonne fin de semaine.

Paulo " STUDS "

Le 05-06-2008
le Néant toujours le Néant... ;-)
Le 04-06-2008

La pointe de ma lame

La Pointe de ma lame

Lyric : L.

Qu’ai-je donc encore à rechercher dans tes yeux
Les secrets que tes paupières closes refusent à mes voeux ?
La pâleur spectrale de ton visage prisonnier
Des chaînes de noirceur de nos cheveux emmêlés...

Fascination de ressentir mes lèvres se fendre
Elles pourtant tendues dans le désir de prendre
La pureté livide de ta chair, fatale tentatrice
Recelant les tourments ardents nés des plus grands vices

Tes coups sont trop faibles pour refroidir mon âme
Ton souhait le plus cher dirige la pointe de ma lame
Qui dissèque et t’arrache aux antiques restrictions
De tes tabous macabres ; rends-toi sourde à la Raison

Extrait du Royaume des Ombres, mon esprit fasciné
Traque les lueurs de ta Peur comme seules clefs de sa cage
Profane les saintes stelles de mes cimetières désertés
Je m’y glisse en ton être, y accomplis mon forfait

Et sous l’armure antique de mépris dédaigneux
Je sens brûler les flammes de jouissances oubliées
Protoplasme répugnant, corps calleux silencieux
Tendu et gorgé de sang, pour tes lèvres érigé

Prends et enserre de tes mains agiles ce présent monstrueux
Les fièvres qui me peuplent troublent le marbre de tes yeux
Que les tensions de nos peaux contractées se libèrent enfin
Et complètent se mêlant aux brumes des savoirs anciens
Les équations sous-jacentes et sans fin

Cesse de songer, en cet obscur instant, aux spectres avides que nous sommes
Anges privés de vie céleste, mais sommes-nous pour autant des hommes ?
La chaude moiteur des lèvres que je force, les fragrances suaves du souffle que je vole
Nos coeurs ne seront jamais que réceptacles impurs, qu’une simple pointe d’acier affole

Anéantie et livrée aux porcs sera dès lors la structure de nos corps
Dans un ultime frisson complice, plaisir/étreinte de la Mort
Mais en cet ultime instant, si, de l’Enfer, je te refuse les tourments
C’est pour mieux te soumettre enfin à la misère des vivants...