A propos de IRMAVEP
« Dire ce que dit la musique. La laisser s'exprimer », c'est la conception qu'ont Steve, Eric et son jumeau Philippe de leur musique.
D'un premier album éponyme à l'urgence déroutante à ce nouvel opus de « Pop Française » (mélange de pop rock et de chanson française), Irmavep a appris, mûri et s'affirme.
« Nous sommes issus de la génération qui a découvert le rap-métal avec des groupes comme Rage Against the Machine, les mélanges de styles antinomiques comme le rock et le hip-hop. On ne pouvait naturellement pas se ranger dans une case ». Emprunts d'un grand écart d'influences allant du grunge de Nirvana et Alice in Chains au heavy metal, agrémenté de hip-hop et de RnB, le groupe s’offre une patte unique. Touche à tout, sortants d'école de musique avec mention pour les deux frères, les trois amis ont fui toute convention pour accoucher de « Nous on prend tout » qui oscille entre rires et larmes, rêve et réalité.
Moins axé sur la société que son prédécesseur, « Nous on prend tout » se tourne vers l'humain. « Nous voulions personnifier notre musique. Ce que nous aimons, c'est raconter des histoires ». Pour cela, le groupe soigne tout particulièrement ses textes, prenant exemple sur Maxime le Forestier ou Zazie. Ils se réapproprient les histoires des autres comme avec ce « Chaperon Rouge » nouvelle formule, interprété ici par Melissa Mars. Autre invitée, Valée de Requiem de Luxe venue donner un point de vue féminin sur le sujet difficile du divorce dans « Du jour au lendemain ». Déchargé de la pression du premier opus, le groupe se lâche, à l'image de son premier single portant le titre de l'album, « ça nous représente dans le sens où nous n'avons aucune limite, on est toujours à fond, on va au bout des choses ».
Fort de cette nouvelle confiance, Irmavep a pris le chemin inverse de tous les autres. Là où la plupart se cassent les dents en devenant de plus en plus complexe, eux se sont autorisé une simplicité dans laquelle on se sent immédiatement chez soi. Ce nouvel album représente un retour aux sources pour le groupe qui a remisé ses machines pour laisser parler l'instrument. Tout l'album fut enregistré en prise directe pour une vérité intacte, « c'est un disque plus organique, moins métrique ». Musiciens confirmés repérés par l'écurie Fender dès leurs débuts, les trois se préparent ici de grands moments Live. « Ce qui compte beaucoup pour nous, c'est la précision musicale. Si nous ne calculons pas en phase de composition, nous faisons attention à tous les détails ». Comme ce clin d'--il discret à « Pierre et le Loup » sur « Chaperon Rouge » grâce au savoir-faire de leur camarade de jeu Vic Emerson.
Boulimique, Irmavep se nourrit insatiablement de ce qui l'entoure, les souvenirs, les autres, les rencontres, comme celle avec Norbert « Nono » Krief de Trust grâce à Fender. Chacun laisse sa trace dans leur univers qui s'enrichit sans cesse. Une soif parfaitement exprimée par leur nom, anagramme du mot Vampire, inspiré par l’héroïne du film "Les Vampires" de Louis Feuillade.
Irmavep est désormais un groupe qui prend son temps et s'épanouit dans une sérénité contagieuse. « Nous on prend tout » s'installera gentiment en vous pour faire partie de vos propres souvenirs.
DIa-Tomé